MARIA CALLAS

(2 décembre 1923 - 16 septembre 1977)


  • Voici maintenant plus de 30 ans que la Divine nous a quittés. Nous retranscrivons ici quelques critiques parues dans "Lyrica" à sa mort...


  • La Somnambule (Bellini) : Votto, Scala, 1957 - EMI :

    Le chef-d'oeuvre des chefs-d'oeuvre. La plus inattendue des incarnations de Callas, la plus achevée. Un camée. Délicatesse d'éxécution incroyable, pureté exquise de l'émotion. On a trop négligé ce joyau. Y ajouter sans faute, si on le trouve, en direct de la Scala, plus vivante, plus extasiée, la soirée avec Valetti et Bernstein (1955) !


  • Lucia Di Lamermoor (Donizetti) : Karajan, Berlin, 1955 - EMI :

    Vous fera oublier toute autre version. Un orchestre et un chef fabuleux, un Di Stefano transporté, - et Callas habitée, sure d'elle, d'une précision et d'une vérité stupéfiantes. Quatre fois quatre étoiles !


  • Madama Butterfy (Puccini) : Karajan, Scala, 1955 - EMI :

    Difficile de croire que quand elle enregistra Butterfly, Callas ne l'avait jamais chantée à la scène ! Une vérité, une justesse de détail, une modestie, un effacement géniaux. Avec Karajan, document grisant d'un team-work exceptionnel !


  • Manon Lescaut (Puccini) : Serafin, Scala, 1957 - EMI :

    Quelle Manon Callas aurait été à la scène ! Ici la coloration de chaque syllabe, l'émotion infusée à chaque son imposent, visible, vivant, avec ses gestes, unstupéfiant portrait de sphinx et de femme.


  • Tosca (Puccini) : De Sabata, Scala, 1953 - EMI :

    Un des trois ou quatre classiques absolus du disque lyrique. Devrait figurer dans toute discothèque, dans les écoles, partout.


  • Macbeth (Verdi) : De Sabata, Scala, 1952 - EMI :

    Le chef-d'oeuvre. Avec un chef transcendant, des équipiers superbes, pour l'ouverture de la Scala en 1952, Callas jouant la partie de sa carrière et la gagnant. La seule chanteuse du siècle, évidemment, qui pour Lady Macbeth ait eu tout ce que Verdi voulait. Ici, dans sa plus sensationnelle autorité vocale et dramatique. Un must !


  • Rigoletto (Verdi) : Serafin, Scala, 1955 -EMI :

    Sublime. Avec un Gobbi déchirant de tendresse et d'humanité, une Callas chimérique, extasiée, suicidaire, sortie d'Hoffmann plutot que de Hugo. Disque étonnant, irremplacé. Sans doute le meilleur travail d'ensemble de l'équipe Serafin-Stefano-Gobbi-Callas.


  • Traviata (Verdi) : Giulini, Scala, 1955 - EMI :

    A écouter à genoux. Entourée de façon digne d'elle (Giulini ! Di Stefano !! Bastianini !!!), Callas donne, sur scène, la performance de sa vie. Dite alla giovine est à la limite du soutenable. Le génie vivant, et à vif. Sera reconnu un jour comme une des grandes dates esthétiques de notre siècle.


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    Dernière modification : le 18 mai 1998.